Confinement : Comprendre les émotions et nos enfants

Et si je m’inspirais du corps humain pour rebâtir mon équipe après deux ans de pandémie?

 

Mon équipe a perdu quelques plumes

Pour plusieurs équipes, l’ « après pandémie » ressemble à bien des égards à une ville après le passage d’un ouragan. Plusieurs piliers ont été emportés et bien des choses ont changé, nous laissant parfois l’impression qu’il faut presque tout rebâtir.

Le roulement de personnel, les arrêts maladie, l’introduction de nouveaux outils, de nouvelles politiques, la surenchère au niveau des conditions salariales ou des conditions à l’emploi, la fatigue pandémique, etc… pour ne citer que quelques éléments avec lesquels il faut jongler au quotidien. Cette situation touche encore plus les organismes communautaires qui étaient déjà vulnérables à cause de leur faible capacité à offrir des conditions d’emploi concurrentielles, de la précarité de l’emploi et du mode de financement qui fait que d’une année à l’autre on ne sait si on pourra garder un financement. Dans certains départements, presque toute l’équipe a changé durant la pandémie et même parfois la direction. Être gestionnaire n’a pas été de tout repos durant les deux dernières années. Et voilà qu’il faut à nouveau reprendre les opérations en présentiel et atteindre les objectifs des bailleurs de fonds : comment garder le cap?

 

Quelles conséquences au quotidien?

J’aime bien observer comment fonctionne le corps humain face à une menace ou une pression. Le cerveau envoie un signal au corps pour activer et faire fonctionner certains organes et en ralentir d’autres. Ainsi en situation de stress, le cœur par exemple va battre plus vite et la digestion sera ralentie, créant ainsi les sensations de palpitations et de boule au ventre. Si cette réaction normale et adaptative nous permet de faire face à la situation, elle peut devenir problématique si elle est trop intense ou dure dans le temps. C’est ainsi qu’un cœur qui s’emballe peut entrainer comme symptômes la respiration courte, le vertige, la faiblesse soudaine, l’étourdissement et même la syncope. Vous avez peut-être l’impression que c’est ce qui arrive à votre équipe : tout le monde semble courir après son souffle, le nombre de choses à faire donne le vertige, vous avez une impression de lourdeur dans l’équipe, et une fatigue.

Quoi faire pour remédier à la situation?

Le reflexe dans ce genre de situation est d’essayer d’en faire plus, de travailler plus d’heures, de donner un coup de plus, pour réussir à reprendre le contrôle de la situation. Et au niveau individuel c’est le premier pas vers l’épuisement. Ce réflexe naturel d’en faire plus est à l’opposé de ce qu’il faudrait vraiment faire pour être efficace. Personne n’essaie de ralentir son rythme cardiaque en courant encore plus vite. Au contraire il faut ralentir! Bien-sûr vous me direz mais comment? On ne peut pas! Moi je vous dis que si vous regardez de près, vous allez voir qu’il y a des choses que vous délaissez ou négligez déjà malgré vous. Au lieu d’y voir là un manque de professionnalisme empreint de culpabilité qui va rajouter une couche à votre stress, voyez-y plutôt l’expression d’une sagesse naturelle dans l’ordre des choses. Tout ce qu’il vous reste à faire c’est de l’apprivoiser d’en faire une philosophie et de l’appliquer intentionnellement comme remède à votre mal. Vous serez étonnés comment cela va à nouveau stimuler l’efficacité de votre équipe, et lui apporter un souffle nouveau. C’est le moment idéal pour revoir la liste de vos engagements, de vos projets, de vos activités et de faire comme le corps : ralentir certains organes, soutenir un peu plus d’autres, et demander un coup de main.

Oui, l’aide est disponible

Vous pouvez obtenir de l’aide et sous-traiter par exemple l’animation de certains ateliers ou activités pendant un temps, question de redonner le souffle à votre équipe; vous pouvez faire appel à un professionnel pour animer des groupes ou des supervisions cliniques afin de permettre à votre équipe de se décoller un peu le nez du guidon et d’avoir un support temporaire pour se réajuster; ou encore vous pouvez carrément profiter de cette saison pour implanter un système de gestion de la santé et de la sécurité psychologique au travail pour stimuler le bien-être de tous. Les résultats vont vous surprendre. Et à MyLumen, nous offrons tout ça!

N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

 

Au plaisir

Yannick Fouda, psed

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